Albert Camus

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vendredi 28 septembre 2007, par Amel

Voix d’Albert Camus.


Biographie de l’auteur :

Nationalité : française Naissance : 07 Novembre 1913 Mort le : 04 Janvier 1960

L’enfance de Camus est marquée par l’Algérie et la pauvreté. Boursier, il entreprend des études de philosophie, avant de se lancer dans le théâtre et le journalisme militant. Ses prises de position contre l’oppression coloniale font scandale, et La Révolte des Asturies, est interdite à Alger en 1936. En 1942, Jean Paulhan accepte de publier ce qui sera le premier succès de Camus, L’étranger, histoire d’un homme qui « refuse de mentir, homme pauvre et nu, amoureux de soleil qui ne laisse pas d’ombre ». Le mythe de Sisyphe (1942), et Caligula (1944) traitent de l’homme confronté à l’absurdité de la condition humaine. La Peste (1947), premier volet d’une trilogie sur la révolte, évoque le nazisme, la résistance. En 1957, dans La Chute, un homme est témoin d’un drame, mais refuse d’intervenir : entre confession et accusation, l’écrivain « fait le procès de notre temps ». Il reçoit le Prix Nobel de littérature la même année, avant de trouver la mort dans un accident de voiture en 1960.

« Je me suis tu depuis un an et huit mois, ce qui ne signifie pas que j’ai cessé d’agir. J’ai été et je suis toujours partisan d’une Algérie juste, où les deux populations doivent vivre en paix et dans l’égalité. J’ai dit et j’ai répété qu’il fallait faire justice au peuple algérien. » ( c’est la réponse d’Albert Camus quand il a été interpellé par des étudiants lors de la remise du Prix Nobel à Stockholm en lui demandant le pourquoi de son silence à propos de l’Algérie et de ce que l’on appelait à l’époque « les événements ».)

« J’ai choisi mon pays. J’ai choisi l’Algérie où Français et Arabes s’associeront librement. » ( dans L’Express, 1956)

« Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. » (Extrait de Noces)

"J’ai choisi la justice, pour rester fidèle à la terre. Je continue à croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir." ( L’Homme Révolté, 1951)

« La terre ! Dans ce grand temple déserté par les dieux, toutes mes idoles ont des pieds d’argile. » ( Extrait de Noces)

"Si la solitude existe, ce que j’ignore, on aurait bien le droit, à l’occasion, d’en rêver comme d’un paradis." (L’Envers et l’endroit, Préface)

"L’homme est la seule créature qui refuse d’être ce qu’elle est." (L’Homme Révolté, 1951)

« Le monde est beau, et hors de lui, point de salut. » ( Extrait de Noces)

« L’espoir, au contraire de ce qu’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner. » ( Extrait de Noces)

« Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène ? » ( Extrait de Noces)

« J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre. » ( Extrait de Les Justes)

« Mourir pour l’idée, c’est la seule façon d’être à la hauteur de l’idée. » ( Extrait de Les Justes)

« La liberté est un bagne aussi longtemps qu’un seul homme est asservi sur la terre. » ( Extrait de Les Justes)

« (...) un tyran est un homme qui sacrifie des peuples à ses idées ou à son ambition. » ( Extrait de Caligula)