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Annaba la coquette

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samedi 29 septembre 2007, par Amel


Annaba (en arabe عنابة) (ancienne Bône), aujourd’hui appelée communément Bouna, est située à l’extrême nord-est de l’Algérie entre le fleuve Seybouse et la frontière tunisienne, distante d’une centaine de kilomètres. Elle est la quatrième ville d’Algérie en nombre d’habitants en 2003. Annaba compte environ 550 000 habitants, dits Annabis mais plus couramment Bônois et Bônoises. « Autrefois on l’appelait Bilad Al Unnâb, c’est-à-dire la ville des jujubes, à cause de la grande abondance de ce fruit en cet endroit ». Annaba est une ville côtière du Nord-Est Algérien, 4e ville principale après la capitale Alger, Oran et Constantine.

Histoire de la ville : La mémoire de la ville d’Annaba se situe à l’intersection des grandes époques humaines en Algérie depuis la nuit des temps. L’homme est apparu dans le périmètre de Annaba depuis le paléolithique, dans la zone de Ras-Al-Hamra (Cap de Garde), dans les collines de Bouhamra… Les hommes préhistoriques ont laissé de nombreux témoignages dans la région de Bône : silex taillés ou polis, menhirs, cromlechs, dolmens, que ce soit à Roknia pour le plus connu ou bien encore à Guelma, Le Tarf ou Chapuis. Hippone ( Annaba) devient un des plus grands centres de la nouvelle province numide soumise aux romains ; l’Africa Nova. Les vestiges d’aujourd’hui représentent la phase romaine et ses séquelles vandale et byzantine. Ce qui fait l’individualité d’Hippone dans cette période, c’est qu’elle est devenue un centre de rayonnement de la pensée théologique augustinienne sous l’impulsion de l’évêque d’Hippone saint Augustin.La mort de cette éminente figure coïncide avec la défaite romaine dans la régions sous les coups des Vandales et l’atrophie d’Hippone à tous les niveaux. Les Byzantins, malgré leur tentative, ne redonnent pas à la ville son éclat d’antan, tout au plus peut-elle constituer une escale ou un point de ravitaillement pour la flotte byzantine. Le VIIe siècle marque le début d’une nouvelle ère de l’histoire de la ville, lorsque celle-ci est occupée par les musulmans. La ville prend le nom officiel de Bouna ; mais on lui donne aussi le nom de Madinat Saybous (la ville de Seybouse) d’après Al-Bakri. Bouna (Bona) est parée d’un nouveau qualificatif : « Madinat Al Unnab », ou Annaba qui se substitue progressivement à son ancien nom, surtout à la fin du XIXe siècle et aujourd’hui. Les français vouailent s’en emparer, et c’est seulement en avril 1832 que le capitaine D’Armandy réussissait à s’installer dans Bône avec ses canonniers. Le maréchal Nicolas Jean-de-Dieu Soult, ministre de la Guerre à la tribune de la Chambre affirme ’La prise de Bône est le plus beau fait d’Armes du siècle’. Comme toute ville algérienne, 1962 représente pour Annaba la fin de la colonisation. Depuis cette date, la croissance industrielles l’a bien marqué. Plusieurs projets importants ont vu le jour dans cette ville, les plus à citer sont : 1- le complexe sidérurgique d’El-Hadjar, privatisé en 2001 au profit de Mittal Steel Inc. 2- Le complexe phosphatier de la Seybouse : Asmidal privatisé en 2005 au profit d’une compagnie espagnole 3- Le complexe métallurgique de Allelik 4- Usine d’assemblage d’ordinateurs portables (laptop) de marque Zala (300 000 unités/an)

Les communes de Annaba : La Wilaya de Annaba est située à 600 Km de la capitale Alger, à l’extrême Est du pays qu’elle partage avec sa voisine El-Tarf, ouverte sur le littoral méditerranéen sur 80 Km. Elle s’étend sur 1412 Km² soit 0,06% du territoire national. Elle comporte 12 communes et 6 dairates sous-prefectures : Annaba , Seraïdi, El-Bouni , El-hadjar , Sidi Ammar, Ain Berda , cheurfa, El-Eulma, Berrahal , Oued El-Aneb, Tréat, Chétaïbi.

Comme Alger et Oran, Annaba possède un front de mer, un centre ville - où est situé le cours de la Révolution (ex-cours Bertagna) - animé, débordant d’arcades en tous genres où s’abritent restaurants, terrasses, kiosques. Malgré les nouvelles constructions, le front de mer a gardé son cachet. Annaba est la plus belle et la plus ancienne cité de l’Algérie, fondée 1295 années avant J.-C., connue sous les noms successifs d’Ubon, Hippo Regius, Hippone, Bouna, Bled El Aneb, Bône, et enfin, Annaba. C’est la perle du littoral algérien, la ville du Jujubier. Cette ville avance à pas de géant et atteindra le niveau de la Casablanca marocaine dans quelques années.



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