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Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio d’Amara Lakhous

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vendredi 11 juillet 2008, par Amel


"Parce que Piazza Vittorio, proche de la gare centrale, est l’unique quartier multiethnique du cœur historique de Rome, étrangers et Italiens de toutes les provinces y cohabitent depuis un demi-siècle. Dans un immeuble situé sur la place, un homme surnommé "il Gladiatore" est retrouvé assassiné. Au même moment, l’un de ses voisins, Amedeo, disparaît inexplicablement. Ces événements suspects délient les langues et, tour à tour, chacun des habitants de l’immeuble livre son sentiment, "sa vérité" à propos des faits et du mystérieux disparu. Mais Amedeo, si apprécié de tous, dans un quartier où incompréhension et querelles domestiques règnent en maîtresses, a-t-il vraiment le profil de l’assassin ? Lui aussi prend la parole... En situant l’intrigue de son roman satirique - mi-polar, mi-comédie à l’italienne - Piazza Vittorio, Amara Lakhous entre sans complexe dans la réalité problématique de la cohabitation des cultures et de la peur de l’autre." (Présentation de l’éditeur).

Résumé du livre

Dans un immeuble de la piazza Vittorio, quartier multi-ethnique du centre historique de Rome, un homme surnommée il Gladiatore est retrouvé assassiné dans l’ascenseur. Un des habitants de l’immeuble, Amedeo, apprécié de tous, disparaît au même moment. Amadeo peut-il être l’assassin ? Une comédie policière et sociale qui met en scène la peur de l’autre provoquée par le mélange des populations.

Les extraits de "Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio"

La première phrase

L’autre jour, il n’était pas encore huit heures du matin,j’étais assis dans le métro, me frottant les yeux et luttant contre le sommeil en raison d’un réveil si matinal, quandj’ai vu une Italienne qui dévorait une pizza aussi grande qu’un parapluie.

Morceau choisi

Alors, où passent les impôts qu’on paie à l’Etat ? A quoi ils servent si ce n’est pas pour nous protéger de cette vermine ? Pourquoi ils n’attrapent pas Iqbal et l’Albanais et tous les autres immigrés délinquants et ils ne les renvoient pas ? Cette Philippine, je ne peux vraiment pas la voir parce qu’elle me provoque méchamment en permanence. Mon problème, c’est que ceux qui ne veulent rien faire me restent en travers de la gorge. Je [... ]

- chapitre : La Vérité selon Benedetta Esposito - page : 35 - éditeur : Actes Sud - date d’édition : 2007 -