L’Australie demande "pardon" pour les souffrances infligées aux Aborigènes
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vendredi 22 février 2008, par Yacine
"Nous présentons nos excuses pour les lois et les politiques des parlements et gouvernements successifs qui ont infligé une peine, une douleur et une perte profondes à nos compatriotes australiens. Aux mères et pères, aux frères et sœurs, pour avoir séparé des familles et des communautés, nous demandons pardon. Et pour l’atteinte à la dignité et l’humiliation infligées à un peuple fier de lui-même et de sa culture, nous demandons pardon."
C’est avec ces mots que le premier ministre australien présente officiellement ses excuses de l’Australie à la population Aborigènes et particulièrement à la "génération volée", ces enfants arrachés à leurs parents et confiés à des institutions ou des familles blanches.
Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec les années de spoliation et d’asservissement subis par le peuple algérien au temps de l’Algérie française. Des excuses voilà tout, une reconnaissance après les crimes abjects commis par la France pendant la guerre de libération. Deux millions d’algériens et d’algériennes sur les 4 millions que comptait alors l’Algérie de 1830, seront fauchés lors des quinze années de la lutte menée par l’émir Abdelkader. Il faut ajouter les centaines de milliers d’autres victimes qui ont péri lors des deux soulèvements des Ouled Sidi Cheikh, en 1869 et 1880, dont chacun dura plus de deux ans ; celles du soulèvement armé de Mokrani qui embrasa presque toute l’Algérie. Qui pourra faire le sinistre décompte de ces morts, de ceux du Dahra, de Zaatchas, de Marguerite, des Flatters, des Aurès et de bien d’autres combats encore... ?
L’islam nous enseigne que le pardon est nécessaire pour avancer, aller jusqu’à même couvrir les fautes de nos ennemis. Mais oublier jamais...
YK

