Tahar Djaout
Les vigiles
Djaout, Tahar, Les vigiles, Editions du Seuil, 1991.
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mercredi 19 septembre 2007, par Amel
"Ce roman corrosif sur la société algérienne d’aujourd’hui est le dernier livre publié par Tahar Djaout, écrivain et journaliste assassiné à Alger en juin 1993 : il était devenu, par son talent et son courage tranquille, le symbole de la résistance au fanatisme."
(Mot de l’éditeur)
Tahar Djaout avait dit "Le silence, c’est la mort Et toi, si tu parles, tu meurs Si tu te tais, tu meurs Alors, parle et meurs"
Le dernier roman de Tahar Djaout, Les Vigiles (1991), a reçu le Prix Méditerranée. D’une plume virulente et rigoureuse l’écrivain y dénonce l’imposture de ceux qui ont utilisé la guerre d’indépendance pour accéder au pouvoir et obtenir des privilèges. Il s’attaque aux " vigiles " qui ont perverti les idéaux de la révolution, mais aussi aux religieux qui comme les premiers craignent la culture et l’intelligence. Tahar Djaout, à travers une narration qui frôle le grotesque a su peindre une société corrompue et dérisoire. Des personnages qui représentent des échantillons de la population algérienne sous toutes ses formes garantissent un réalisme qui surprend le lecteur par sa rigueur et sa fidélité. Les vies des personnages s’entremêlent et s’entrecroisent pour laisser large place à un désenchantement amer et aboutissent au suicide ou à la résignation.
« J’attend juste le moment propice pour flinguer le destin » Tahar Djaout, L’Exproprié

