Malek Haddad

Voix de Melek Haddad

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vendredi 28 septembre 2007, par Opinion

Melek Haddad Né le 05 juillet 1927 à Constantine, il meurt le 2 juin 1978 à l’hôpital Mustapha. Après des études secondaires, il étudie le droit à la faculté d’Aix-en-Prenvence. Il devient instituteur-ouvrier en Camargue et au Fezzan et effectue des missions pour le F.L.N. en U.R.S.S. en Egypte et en Inde. D’avril 1968 à août 1972, il occupe le poste de directeur au ministère de la Culture à Alger. Poète autant que romancier, il est préoccupé par l’absurdité de la guerre, à laquelle il se résigne avec l’espoir qu’elle finira par amener une ère de justice et de fraternité.


Principaux récits : La Dernière Impression, Paris, Julliard, 1958. Je t’offrirai une gazelle, Paris, Julliard, 1959. L’Elève et la Leçon, Paris, Julliard, 1960. Le quai à aux Fleurs ne répond plus, Paris, Julliard, 1961.

Anthologie du roman Maghrébin. Paris : Editions Nathan, 1987. p 59-60.

Un jour c’était Alger qui répétait la pièce/ Qu’aujourd’hui jouent si bien des acteurs non grimés/ Et j’ai vu regarder un rêve et la promesse/ Est devenue chanson : "La mort des condamnés"./

Nous étions quelques uns à parler de Patrie/ Sans formules rouillées dans les journaux bavards/ Nous étions quelques uns à parler d’Algérie/ Sans verser des sanglots sur d’avides buvards."/ "Mes copains, ma longue litanie" Entretiens sur les Lettres et les Arts, Numéro spécial Algérie, févr. 1957

Si je voulais parler vous fermeriez vos yeux,/ Vous-mêmes comptiez les oreilles complices./ Des obscènes façons vous tirez les aveux/ Jusqu’à la vérité aux locaux des polices.

Or, moi, je veux parler./ Je parlerai debout,/ Assis ou bien couché,/ Et sans autre avocat que le soleil qui lève/ Derrières les barreaux d’où les chansons s’envolent./ Je parlerai debout préférant que ma taille/ En devenant la hampe où claquent les drapeaux/ Se dissimule au fond des prudentes broussailles./ Pour qu’on trempe l’acier je veux qu’il fasse chaud.

Je parlerai debout, / Couché / Ou bien assis,/ Je dirai l’Algérie, la nouveauté du monde, / Je dirai, je dirai, je dirai, je dirai, / Je dirai liberté dessus les abondons, / Je dirai, je dirai / Tant pis pour vous : nous libérons ! / "Mes copains, ma longue litanie" /

Entretiens sur les Lettres et les Arts, Numéro spécial Algérie, févr. 1957


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