Oran
La ville de mon enfance
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lundi 24 septembre 2007, par Amel
Dans la rédaction de cet article, je ne peux qu’être subjective. Dans un état de forte nostalgie, je vous présente Ma ville natale.
La ville et son nom : En arabe « Ouahran », « Wahrân », les deux lions (وهران), elle est appelée aussi « El Bahia » (la radieuse). C’est une ville portuaire du nord-ouest de l’Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d’Oran. Elle est située au fond d’une baie ouverte au nord et dominée directement à l’ouest par la montagne de l’aïdour et une agglomération qui s’étageait de part et d’autre du profond ravin de l’oued rhi maintenant recouvert.
Son nom, Wahrân, emprunt arabe au berbère, signifiant « les deux lions », dont Oran est la transcription européenne, se réfère aux lions qui vivaient dans la Montagne des lions à quelques kilomètres de la ville. C’est d’ailleurs l’ancien nom de la ville d’Oran qui veut dire en berbère littéralement les cavernes. Les habitants d’Oran étaient les Berbères de la tribu Azedjaghe. Le nom a été donné par Sidi Maakoud et Khrouti Belmekssoud, Ancien chasseur de lions à Oran les deux appartiennent a des fractions de chorafas (confrérie de Al-M’haja). Il existe devant la mairie d’Oran deux grandes statues représentant deux grands lions males.
Les communes d’Oran : La wilaya d’Oran comporte 31 communes : Ain Biya, Ain Kerma, Ain Turk, Arzew, Ben Freha, Bethioua, Bir El Djir, Boufatis, Bousfer, Boutlelis, El Ançar, El Braya, El Karma, Es Senia, Gdyel, Hassi Ben Okba, Hassi Bounif, Hassi Mefsoukh, Marsat El Hadjadj, Mers El Kébir, Misserghin, Oran, Oued Tlelat, Sidi Ben Yabka, Sidi Chami, Tafraoui.
Histoire de la ville : Oran était une importante station préhistorique du nom d’Ifri (les cavernes), ainsi qu’en témoignent de nombreux abris dans les collines avoisinantes. Elle fut fondée sous le nom de Wahran en 903 par les marins Andalous (espagnol). Après sa création en 902 par les marins andalous, Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d’Espagne et Fatimides de Kairouan. Elle est plusieurs fois détruite pour renaître chaque fois de ses cendres, fatimide ou omeyyade, sur fond d’alliances complexes changeant sans cesse avec les tribus berbères locales : Azadjas, Maghraouas, Ifrides ou Sanhadja…. En 1147, l’Almoravide Ibn Tachfine, fils du fondateur de Mostaganem et de Tagrart (Tlemcen) devait y trouver la mort. Le port d’Oran fut assez prospère sous la dynastie des Zianides de Tlemcen et entretient des relations avec les pays méditerranéens. En 1509, Oran fut prise par l’armée Espagnole du cardinal Ximenes commandée par Pedro Nav Ro ; malgré plusieurs expéditions à l’intérieur, les Espagnols furent bloqués dans la ville jusqu’en 1708. Le Bey Mustapha Ben Yousef, surnommé, Bouchlaghem fondateur de la ville de Mascara, et enterré à Mostaganem s’empara de la ville d’Oran. En 1732, les Espagnols y entrèrent à la suite de la victoire remportée à Ain El Türck par le comte Montémar pour en sortir définitivement en 1792 à la suite du tremblement de terre qui a détrusit la ville en 1790. Les Beys de l’Ouest quittèrent la ville de Mascara et résident à Oran jusqu’en 1830. En 1831, la France après avoir occupé Mers El Kebir entre à Oran. En 1962, après l’indépendance de l’Algérie, Oran reprend sa vitalité, ses activités, et mérite à nouveau sa qualité de Métropole commerciale et résidentielle, voisine de l’industrielle petite ville d’Arzew. La réalisation d’un campus universitaire est également le signe du remarquable essor de la ville d’Oran
Cette belle ville ensorcelle toujours ses visiteurs par la chaleur de l’accueil de ses habitants et son charme qui lui est propre.

