Tassili

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samedi 3 mai 2008, par Amel

L’est du massif central Saharien, le Parc National du Tassili correspond à l’ensemble des plateaux ou "Tassili" et leurs ergs périphériques.

Avec ses 80.000km2, il est l’un des plus vastes du monde. Les frontières avec la Libye et le Niger le limitent à l’Est et au Sud. Le parc est entièrement dans la zone climatique saharienne, mais la présence des plateaux, dont l’altitude de 1400 à près de 2000 mètres, lui fournit des conditions privilégiées de nos jours comme dans le passé.


Le parc est placé sous la tutelle du ministère chargé de la culture. Il est situé dans la wilaya d’Illizi excepté l’extrême Ouest (wilaya de Tamanrasset). Le siège est à Djanet mais de nombreux postes sont installés à Illizi est Bordj El Haouès qui commandent les accès au massif et dans plusieurs centre de culture : Ihérir, Tamadjert, Afara… La zone périphérique composée de grands ergs et protège le parc ; c’est la zone de circulation par excellence. Elle est concernée par une réglementation qui veut assurer la sécurité et la préservation. Dans le parc même, certaines régions sont ouvertes à la visite, d’autres sont en réserve. Une route principale traverse le parc : Illizi, Bordj El haouès, Djanet.

A l’est du massif central Saharien, le Parc National du Tassili correspond à l’ensemble des plateaux ou "Tassili" et leurs ergs périphériques. Avec ses 80.000km2, il est l’un des plus vastes du monde. Les frontières avec la Libye et le Niger le limitent à l’Est et au Sud. Le parc est entièrement dans la zone climatique saharienne, mais la présence des plateaux, dont l’altitude de 1400 à près de 2000 mètres, lui fournit des conditions privilégiées de nos jours comme dans le passé.

Le parc est placé sous la tutelle du ministère chargé de la culture. Il est situé dans la wilaya d’Illizi excepté l’extrême Ouest (wilaya de Tamanrasset). Le siège est à Djanet mais de nombreux postes sont installés à Illizi est Bordj El Haouès qui commandent les accès au massif et dans plusieurs centre de culture : Ihérir, Tamadjert, Afara… La zone périphérique composée de grands ergs et protège le parc ; c’est la zone de circulation par excellence. Elle est concernée par une réglementation qui veut assurer la sécurité et la préservation. Dans le parc même, certaines régions sont ouvertes à la visite, d’autres sont en réserve. Une route principale traverse le parc : Illizi, Bordj El haouès, Djanet.

Le Parc National du Tassili est habité. La densité y est faible mais plusieurs petits centres de culture profitent des vallées abritées, on y pratique de l’élevage du petit bétail et un peu d’agriculture. Des nomades ou semi nomades parcourent les pâturages du plateau. Le Parc National du Tassili a pour objectif de veiller à la protection et à la mise en valeur d’un patrimoine naturel et culturel incomparables.

Le parc recèle en effet des richesses extrêmement variées : paysages, fossiles et flores relictes. Il abrite de remarquables bien culturels dont les plus célèbres sont les peintures et les gravures rupestres. L’intérêt de ces ressources lui a valu d’être inscrit parmi les biens du patrimoine Mondial dès 1982 (UNESCO) et d’être classé Réserve de la Biosphère dès 1986 (MAB).

Le dernier crocodile a été tué il y a quelques dizaines d’années, il reste encore dans certains gueltas des poissons et toute une microfaune remarquable.

Pêches et baignades sont strictement interdites, évidemment,mais... il faut quand même le préciser.

L’accès, la circulation, les visites de régions ou de sites sont réglementés. Il est interdit de circuler seul en dehors des pistes autorisées : Piste Illizi, Bordj El Haouès, Djanet par la région de Fadnoun. Piste Amguid, Bordj El Haouès, Djanet le long du piémont. Piste Djanet, Tahort vers Tamanrasset Piste Djanet, Serouaenat vers Tamanrasset

Les gravures sont de l’avis des spécialistes les plus anciennes manifestations du néolithique saharien. On a continué à graver jusqu’à la période la plis récente, celles des inscriptions en typifié et du chameau.

Hospitalité :

Votre séjour au Tassili vous fera rencontrer des nomades ou traverser des oasis : Respectez l’intimité et le mode de vie locale, pas de photo surprise ; ni de tenue indécente, le contact humain en sera plus enrichissant.

Eau

Au Sahara, l’eau signifie la vie. Les ressources en eau sont très limitées et diminuent en raison de l’aridité. Elles sont vitales pour les nomades et leurs troupeaux, les voyageurs et les animaux sauvages. Il est interdit : de se laver ou se baigner dans les gueltas (plans d’eau) puiser l’eau et utilisez-la à distance de faire la vidange de votre véhicule ou de camper à proximité d’un point d’eau. Respectez son environnement immédiat. Evitez les détergents et les lessives, ne jetez pas les piles car il y a risque de pollution par les métaux lourds.

Propreté et respect de la nature

Il est recommandé pour le respect de la nature des autres et pour votre propre plaisir :

*de nettoyer l’emplacement de votre bivouac avant votre départ et de le laisser tel que vous aimeriez le trouver à votre arrivée rassembler les détritus, papiers plastiques.

*réduisez vos boites de conserve en les aplatissant et prévoyez des sacs poubelles pour les ramener et les déposer dans une décharge publique. Le papier hygiénique est très inesthétique, brûlez-le enfin, enterrez vos cendres

*N’enterrez pas les plastiques et les bouteilles en verre !

Les circuits "Oasis" (canyons, vallées, et dépressions) Ces îlots de fraîcheur se sont miraculeusement conservés malgré l’aggravation de l’aridité au cours des derniers millénaires.

Ecosystèmes très fragiles, ils recèlent de nombreuses espèces végétales d’origine saharienne, méditerranéenne ou tropicale dont l’existence est impérativement liée à l’eau pérenne (nappe phréatique, source, guelta). A Edarène, Ihérir, Aharhar, Afara, Tamadjert, des agents de conservation du PNT vous guideront à travers les promenades autorisées. Le camping sauvage y est interdit et les visites réglementées Il en existe plus de 230 exemplaires, vivant dans la partie la plus élevée du plateau. Ce sont de véritables fossiles, peut-être plusieurs fois millénaires, qui ne se reproduisent plus sur place. Cette flore qui a survécu à la désertification, du fait de ses qualités de résistance, d’adaptation, est d’un grand intérêt pour les scientifiques. Les animaux se sont eux aussi adaptés à des conditions extrêmes d’où leur intérêt tout particulier. On doit noter la présence d’assez nombreux reptiles.

Faunes et flores

Les sites les plus remarquables sont l’oued Djerat, vaste sanctuaire aux centaines de gravures, Tin Terirt où les figures sont sur une vaste dalle horizontale, l’oued In Djerane avec ses éléphants et ses girafes grandeur nature, Tégharghart également près de Djanet où l’on peut admirer une des plus belles scènes gravées de la période bubaline. Les peintures archaïques, à tendance monumentale ou au contraire de très petites dimensions, offrent des représentations humaines ou animales avec prédilection pour l’antilope ou le mouflon.

Le PARC NATIONAL DU TASSILI emploie près de 75 agents de conservation, guides et gardiens pour la préservation des fragiles richesses du Tassili et pour vous offrir le plaisir de les contempler. Ces agents, votre agence touristique agréée par l’état connaissent bien le terrain, ses richesses mais aussi ses dangers : prenez conseil et suivez leurs instructions.

Les grands mammifères sont présents : si les antilopes ont disparu récemment, le mouflon à manchettes (ammotragus lervia) se maintient bien dans les régions les plus escarpées. Bien que menacées, surtout dans les ergs, les gazelles sont nombreuses dans les grands oueds du Tassili. Le guépard est en voie de disparition.

Tassili, qui signifie montagne, se rapporte à :

Des montagnes en Algérie :

* Tassili du Hoggar ;

*Tassili n’Ajjer.

1- Le Hoggar (du tamachek Ahaggar) est une chaîne de montagnes du Sahara dans le sud de l’Algérie.

Elle est située juste à l’est de Tamanrasset. Son plus haut sommet qui est le mont Tahat au centre de l’Atakor. Il culmine à 2918 mètres et domine l’Algérie. Un point célèbre est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1905.

Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques. Le climat y est très chaud en été, et il peut y geler les nuits d’hiver. Les pluies sont limitées et sporadiques. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales. D’un point de vue écologique, il peut être différencié du reste du Sahara1.

Le massif du Hoggar est aussi le terrain ancestral du groupe Touareg appelé Kel Ahaggar. Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de la célèbre Tin Hinan, une matriarche qui serait l’ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.

L’immensité de ces étendues de pierres, la beauté sidérante de ce relief volcanique, avec ses éboulis de basalte et de porphyre, invite à la contemplation mystique. A l’exemple de Charles de Foucauld, des ermites chrétiens ont longtemps vécu dans les huttes de pierres du Hoggar.

Le Tassili N’Ajjer est un massif montagneux situé au sud-est de l’Algérie, haut plateau aride constitué de grès, à plus de 1 000 mètres d’altitude et s’étendant au centre du Sahara sur 50 à 60 km d’est en ouest, et sur 800 km du nord au sud, soit une superficie de près de 120 000 km², soit le 5e de la France. Sur toute sa surface se dressent des formations rocheuses fortement érodées émergeant des dunes de sables, qui évoquent de loin les ruines de villes antiques. Ce paysage lunaire a été créé par l’érosion.

Le massif est habité par les Touaregs du groupe Kel Ajjer. Sa ville principale est Djanet. En 1982, il est classé patrimoine mondial de l’UNESCO et réserve de l’homme et de la biosphère en 1986. Des animaux en voie de disparition tels que le mouflon à manchettes et de nombreuses espèces de gazelles y ont trouvé refuge.

On peut voir dans ce parc national de nombreuses peintures rupestres (notamment dans l’Oued Djerat et sur le plateau de Sefar) rappelant que le Sahara était autrefois une contrée verdoyante. Le Tassili N’Ajjer est composé de grès, couches superposées de vase et de sable solidifiés, issus des mers qui couvraient la totalité du plus grand désert du monde. Il y a plusieurs milliers d’années vivaient ici des hommes qui ont laissé la trace de leurs préoccupations quotidiennes ; on trouve en effet des scènes de chasse, de danse et de prière.